Infrastructures, territoires, transports, énergies, écosystèmes et paysages

[Colloque ITTECOP 2019] les 5, 6 et 7 juin 2019 à l'Ademe Sophia-Antipolis : les présentations et les posters sont en ligne

Fonctionnalités écologiques et territoriales des infrastructures linéaires de transport et de leurs emprises

Les infrastructures linéaires de transports et leurs emprises (ILTe) interagissent avec les paysages, les espaces sociaux et la biodiversité. Bien qu’elles n’occupent qu’un faible espace au sol, elles peuvent affecter l’ensemble des écosystèmes par la fragmentation territoriale qu’elles induisent, ce qui peut conduire notamment à l’isolement de populations animales, développement de nouvelles sources de pollutions ou à l’expansion d’espèces envahissantes.

Le colloque ITTECOP 2019 s'est tenu du 5 juin midi au 7 juin midi 2019 à l’Ademe Sophia-Antipolis. À destination des opérationnels comme des chercheurs, cette manifestation est l’occasion de présenter les projets issus des derniers appels et les derniers projets labellisés. Organisé autour de sessions et d’ateliers, une large place sera offerte aux échanges entre chercheurs et acteurs opérationnels.

Ce colloque est organisé par le ministère de la Transition écologique et solidaire (MTES) et l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) avec le soutien de l'Agence française pour la biodiversité (AFB), du Club infrastructure et biodiversité(Cilb), de la Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB) et de la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES).

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[Journée technique] la restauration des continuités écologiques : « Domaine aménagement du territoire, urbanisme et infrastructures de transport » le 11 décembre 2018 à Lille

La fragmentation des espaces naturels pèse sur la biodiversité par la présence de barrières difficilement franchissables, principaux cours d’eau et grandes voies de transport terrestre, et par la baisse des surfaces des espaces non fragmentés. En France métropolitaine, la fragmentation des espaces semi-naturels augmente régulièrement, tandis que la surface totale des milieux naturels terrestres diminue.

Le Nord Pas-de-Calais est l’une des régions françaises les plus denses en terme d’infrastructures linéaires de transport. Ceci entraîne une fragmentation importante du territoire, causant une pression importante sur les habitats et espèces peuplant le territoire. Ces infrastructures présentent parfois des ouvrages de franchissement pour la faune, qu’ils soient spécifiques ou non.
Cette journée technique est l’occasion de partager des connaissances sur le thème des restaurations des continuités écologiques. Une première partie est consacrée à l’identification des enjeux en présentant les outils disponibles pour identifier les continuités écologiques, qu’il s’agisse de matériels innovants tels que drônes, caméras thermiques, ou  de guides techniques. Une seconde partie est dédiée aux retours d’expériences de restauration de continuités écologiques,  en projet ou déjà réalisés.

Programme et inscription

[Article] Un cadre méthodologique pour évaluer l’équivalence entre pertes et gains de biodiversité induits par les projets d’aménagement et leurs mesures compensatoires

La loi « Biodiversité » du 08 août 2016 instaure dans la réglementation l’obligation « d’absence de perte nette » de biodiversité à l’échelle des projets d’aménagement. Un des enjeux clés pour y arriver consiste à démontrer l’équivalence écologique entre les gains associés aux mesures compensatoires et les pertes occasionnées par les impacts. Malgré les avancées réglementaires, le cadre français n’inclut pas de méthode à suivre pour déterminer l’équivalence et aucune n’est unanimement reconnue. C’est dans ce contexte qu’un cadre méthodologique opérationnel, exhaustif et fondé sur des bases scientifiques, a été développé. Son utilisation favorise la concertation entre acteurs et permet un suivi des mesures compensatoires dans le temps.

Par : BEZOMBES, Lucie ; KERBIRIOU, Christian ; SPIEGELBERGER, Thomas ; GOURAUD, Véronique ; GAUCHERAND, Stéphanie DOI : 10.14758/SET-REVUE.2018.HS.06

Crédit photo : IRSTEA

[Colloque Gaié 2018] A quoi sert l’évaluation environnementale ? Pratiques, enjeux et perspectives, le 10 décembre 2018 à Paris

Ce colloque est le fruit d’une association entre un collectif de chercheur.e.s membres du Centre Interdisciplinaire de l’Ecologie (CIRE) et le Groupe d’application de l’ingénierie des écosystèmes (Gaié), avec le soutien de la Maison des Sciences de l’Homme (MSH) de Paris-Saclay. Ce soutien a permis la maturation d’un projet de recherche pluridisciplinaire qu’il s’agit de présenter et de soumettre à la discussion avec les acteurs de l’ingénierie écologique.

Qu’est-ce que l’évaluation environnementale? Quels sont ses impacts sur la prise en compte de la biodiversité ? Depuis la mise en place en 1976 de l’obligation de réaliser des études d’impact sur l’environnement, de nombreuses réformes sont venues renforcer la prise en compte des enjeux environnementaux dans le processus de prise de décision publique. Aujourd’hui, l’évaluation environnementale désigne à la fois un outil technique (l’étude d’impact sur l’environnement) et une démarche qualité visant à améliorer la prise en compte de l’environnement dans les projets, plans ou programmes (avis de l’autorité environnementale).

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