Séminaire de clôture de l’appel opérationnel DGALN/DEB : Rétablissement des continuités écologiques sur les infrastructures de transport existantes (Sciences-Po Lille – 4 décembre 2014)

La qualité des continuités écologiques est un des paramètres qui garantit l’état de conservation d’une espèce et le bon fonctionnement des populations. Les infrastructures linéaires de transport peuvent avoir de forts impacts sur les continuités écologiques par effet de rupture ou de morcellement si elles ne prennent pas en compte, dès leur conception, ces exigences. Si les nouveaux projets, en application de la réglementation, doivent être conçus de manière à éviter de tels impacts (ou le cas échéant, à les réduire ou à les compenser), les infrastructures existantes, en particulier les plus anciennes, mises en service avant l’application des dispositions réglementaires actuelles, peuvent avoir été conçues sans tenir compte des continuités écologiques, ou comporter des aménagements peu ou pas efficaces du point de vue de la fonctionnalité écologique.  

Dans ce contexte, la DGALN/DEB a souhaité soutenir en 2011 et 2012 la réalisation de projets de rénovation d’infrastructures de transport (routes, voies ferrées, voies d’eau) permettant en particulier la résorption de points noirs « biodiversité » identifiés dans le cadre des politiques publiques en faveur de la biodiversité ou d’évaluations environnementales.

Du fait de l’attention particulière portée aux projets permettant de soutenir l’élaboration de dispositifs innovants, la valorisation des résultats obtenus est assurée par le programme de recherche ITTECOP.

Le séminaire de clôture de cet appel s’est tenu le 4 décembre dans les locaux de Sciences Po Lille. José Ruiz, sous directeur aux Espaces Naturels et Bruno Villalba, président du Conseil Scientifique du programme de recherche ITTECOP, ont présidé la journée qui a permis aux 120 personnes présentes : élus, acteurs opérationnels et chercheurs, de dialoguer ensemble pour partager les fruits de leurs expériences sur des opérations exemplaires. La journée était organisée en 3 sessions thématiques (outils, temps long, action politique) agencées autour de questions transversales. Ces sessions ont été complétées par une session poster au cours de laquelle les porteurs de projets ont pu détailler les résultats obtenus.

Introduction
  • José Ruiz, Sous-directeur des espaces naturels à la Direction Générale de l’Aménagement, du Logement et de la Nature (DGALN) - Ministère du Développement durable
  • Bruno Villaba, président du conseil scientifique du programme Ittecop
  • Yannick Autret, chargé de mission Ittecop, MEDDE

Conférence introductive
Infrastructures et rétablissement des continuités écologiques : quels enjeux pour quels objectifs ? 

  • Christian Barthod, Autorité environnementale
  • Philippe Clergeau, MNHN

Table-ronde 1
Outils et innovations techniques dans le rétablissement des continuités écologiques,
animée par Jean Carsignol, Cérema

  • Jean-Marc Bernard, Direction Régionale et Interdépartementale de l'Environnement et de l'Énergie d'Île-de-France (DRIEE IF)
  • Christian Bulle, Conseil Général du Doubs
  • Stephane Bruschi, sté SODILOR
  • Jean-Christophe Foltête, Université de Franche-Comté
  • Gilbert Sourzac, Direction interdépartementale des routes Nord (DIR Nord)

Table-ronde 2
Rétablissement des continuités écologique dans le temps long (vie de l'infrastructure et suivi de l’efficacité),
animée par Philippe Clergeau, MNHN

  • Rémy Gentner, Communauté urbaine de Strasbourg
  • Anne Guerrero, Réseau ferré de France (RFF)
  • Denis Delbaere, Lacth

Table-ronde 3
Les interactions entre acteurs  : élus, acteurs opérationnels, monde associatif, accueil du projet par le public, etc.  : comment justifier de telles actions en période de crise  ?
animée par Bruno Villalba, président du conseil scientifique d'ITTECOP

  • Philippe Hardy, Communauté de Communes Val de Moselle
  • Jean Pierre Geib, PNR des Caps et Marais d'Opale
  • Didier Labat, Direction de l’eau et de la biodiversité à la Direction Générale de l’Aménagement, du Logement et de la Nature (DGALN) - Ministère du Développement durable
  • Fabrice Truant, Communauté Urbaine de Dunkerque
Conclusion 

L'appel à projets "Rétablissement des continuités écologiques des infrastructures de transport existantes" est porté par la Direction de l’Eau et de la Biodiversité du MEDDE


Nom du projet

Porteur principal

 Fiche de présentation du projet (.pdf)

TRANS-FER
pour TRANSparence FERerroviaire : « Analyse de la transparence écologique des infrastructures ferroviaires et préconisations »
Télécharger le rapport final

RFF

 

Enjeux amphibiens entre Besançon et Ognon – Construction de passages à petite faune sous la RD14

CG Doubs

 

Réalisation d'un crapauduc du Gaumont

CC Val de Moselle
et INGEDIA

 

Traversée de batraciens - Combe de Savoie (Détrier) et Maurienne (Aiguebelle)

CG Savoie

 

Rétablissement de trois continuités écologiques en faveur des loutres et visons d'Europe en Charentes Maritime

CG Charente-Maritime

 

Ria d'Etel : aménagements en faveur de la reconquête du bassin versant par la loutre

DIR Ouest

 

Aménagement de passages pour les amphibiens, les reptiles et les petits mammifères, pour franchissement
de routes départementales

CG Hauts-de-Seine

 

Création d'un corridor écologique en milieu urbanisé entre Strasbourg et Ostwald et amélioration du franchissement de l'obstacle que constitue la rue d'Ostwald

Communauté urbaine de Strasbourg

 

Rétablissement de la connexion d'un corridor entre les Monts du Lyonnais et le massif du Pilat

Agglomération de Saint-Etienne

 

Reconversion d'un passage supérieur en passage à faune sur la RN184 (Val d'Oise)

DIR Ile de France

 

Réalisation d’un dispositif expérimental et innovant de franchissement routier sur la RN 113 pour les chiroptères sur l’entité écologique Camargue – Crau – Alpilles

GCP

 

Télécharger l'ensemble de fiches de présentation des projets 

 

 


 

Séminaire de clôture de l’appel opérationnel DGALN/DEB : Rétablissement des continuités écologiques sur les infrastructures de transport existantes (Sciences-Po Lille – 4 décembre 2014)

La qualité des continuités écologiques est un des paramètres qui garantit l’état de conservation d’une espèce et le bon fonctionnement des populations. Les infrastructures linéaires de transport peuvent avoir de forts impacts sur les continuités écologiques par effet de rupture ou de morcellement si elles ne prennent pas en compte, dès leur conception, ces exigences. Si les nouveaux projets, en application de la réglementation, doivent être conçus de manière à éviter de tels impacts (ou le cas échéant, à les réduire ou à les compenser), les infrastructures existantes, en particulier les plus anciennes, mises en service avant l’application des dispositions réglementaires actuelles, peuvent avoir été conçues sans tenir compte des continuités écologiques, ou comporter des aménagements peu ou pas efficaces du point de vue de la fonctionnalité écologique.  

Dans ce contexte, la DGALN/DEB a souhaité soutenir en 2011 et 2012 la réalisation de projets de rénovation d’infrastructures de transport (routes, voies ferrées, voies d’eau) permettant en particulier la résorption de points noirs « biodiversité » identifiés dans le cadre des politiques publiques en faveur de la biodiversité ou d’évaluations environnementales.

Du fait de l’attention particulière portée aux projets permettant de soutenir l’élaboration de dispositifs innovants, la valorisation des résultats obtenus est assurée par le programme de recherche ITTECOP.

Le séminaire de clôture de cet appel s’est tenu le 4 décembre dans les locaux de Sciences Po Lille. José Ruiz, sous directeur aux Espaces Naturels et Bruno Villalba, président du Conseil Scientifique du programme de recherche ITTECOP, ont présidé la journée qui a permis aux 120 personnes présentes : élus, acteurs opérationnels et chercheurs, de dialoguer ensemble pour partager les fruits de leurs expériences sur des opérations exemplaires. La journée était organisée en 3 sessions thématiques (outils, temps long, action politique) agencées autour de questions transversales. Ces sessions ont été complétées par une session poster au cours de laquelle les porteurs de projets ont pu détailler les résultats obtenus.

Télécharger le livret de présentation des projets

Synthèse des travaux

Dans le cadre des éditions 2011 et 2012 de l’appel à projets « Rétablissement de continuités écologiques sur des infrastructures existantes » réalisé dans le cadre de la Stratégie nationale de la biodiversité, la Direction de l’eau et de la biodiversité, en association avec le programme de recherche Infrastructures de transports terrestres, écosystèmes et paysages (ITTECOP), a organisé le 14 juin 2013 une journée dédiée aux lauréats de l’appel à projets.

L’objectif de cette première rencontre était de suivre les expériences en cours, de partager leur évolution et de travailler à leur intégration ainsi qu’à leur valorisation. Cette première journée d’échange organisée par le ministère est réservée aux responsables des projets, à leur correspondant en DREAL, aux membres du comité de sélection de l’appel à projets et au conseil scientifique d’ITTECOP.

Le tableau ci-dessous reprend la liste des lauréats des deux appels ainsi que leur fiche de présentation et les présentations (ppt) effectuées lors de la journée du 14 juin.

Les travaux engagés étant de natures très diverses, il est néanmoins possible de dégager des points clés partagés entre les différents porteurs de projets autour de deux thèmes : les conditions techniques de la réalisation et l’intégration du projet dans un territoire.

  1. Les conditions techniques de la réalisation du rétablissement des continuités

  • Observer préalablement la faune/flore autour des infrastructures pour mieux identifier les points à traiter et optimiser l’implantation de l’ouvrage ;
  • Développer des ouvrages non spécifiques à une espèce pour faciliter une perméabilité accrue des ITT ;
  • Disposer d’une « banque » d’expériences partagées sur des objectifs proches.

L’observation en amont des passages sensibles a été abordée notamment par les représentants des DREAL et les travaux en cours des SRCE. À titre d’exemple il est possible de voir la présentation de l’intégration des travaux du CG Haut de Seine dans le SRCE d’Île-de-France ou celui du CG du Doubs sur la mortalité, observée liée (?) à l’infrastructure avant la mise en œuvre du passage. La question de la transparence des infrastructures est étudiée par le projet TRANSFER et par plusieurs projets de recherche ITTECOP (Jumelage-ITT, GRAPHAB, Lynx).

Les aménagements doivent être pensés pour convenir au passage d’un maximum d’espèces, contrairement à ce qui était mis en œuvre lors des premières réalisations de passage à faune. L’adaptation de la passerelle du parc des Chanteraines à Villeneuve-la-Garenne (Bd Charles de Gaulle) présentée par le CG des Hauts de Seine illustre ce principe en favorisant le passage des amphibiens, des reptiles (lézard des murailles), des petits mammifères et des insectes.

La possibilité de bénéficier de retours d’expériences nationales ou internationales (mention d’ouvrages types disponibles en Allemagne) est aussi perçue comme bénéfique par les intervenants. Ce retour d’expériences devrait également éclairer le rapport coût/efficacité des ouvrages dans un objectif partagé de maîtrise des coûts d’un projet de rétablissement des continuités écologiques.

  1. L’intégration du projet dans un territoire

  • Intégrer les projets dans le territoire élargi des SCOT et SRCE ; 
  • Assurer le portage institutionnel des travaux y compris dans la durée ;
  • Prioriser les sites sur lesquels intervenir à partir des données obtenues lors de l’observation tout en prenant en compte le montant des travaux envisagés.

Les lauréats des appels à projets regroupent une très grande diversité institutionnelle : CG, EPCI, EP, associations… Le fait d’être lauréat a été un élément facilitateur pour obtenir des fonds pour réaliser les travaux. Le regroupement d’acteurs de natures différentes, y compris de la société civile, a été identifié comme un facteur de réussite par les porteurs de projets pour favoriser l’acceptation des projets, notamment en affirmant la légitimité de l’intervention. Les phases de concertation et d’accompagnement sont aussi essentielles pour s’assurer d’une action durable. Les difficultés, pratiques ou administratives, ainsi que les retards des projets doivent aussi être examinés (SICSM Martinique), il est possible d’en tirer profit.

Le fait que le projet s’intègre aussi dans un ensemble plus vaste incarné par les SCOT ou les SCRCE en cours de développement assure la cohésion d’ensemble.

L’intégration d’un projet d’amélioration de la transparence d’infrastructures au sein d’une démarche territoriale plus large portant sur le rétablissement de continuités, prévoyant notamment la recréation de continuités, comme dans le projet porté par le CG des Haut-de-Seine, est particulièrement intéressante.

Suite à cette réunion, une journée CoTITA1 est prévue fin 2014 afin de capitaliser sur les résultats obtenus et participer à la diffusion des bonnes pratiques.

1 Les Conférences techniques interdépartementales sur les transports et l’aménagement (CoTITA) sont un dispositif mis en place par l’État et l’Association des Départements de France (ADF). Elles sont ouvertes aux collectivités territoriales qui souhaitent y participer. Elles visent à développer une communauté technique publique locale et réunissent des personnels techniques locaux de l’État et des collectivités, et à faire émerger leurs besoins. Cet événement sera l’occasion de rencontres ouvertes à un public élargi.

 

Nom du projet

Porteur principal

 Fiche de présentation du projet (.pdf) Support (.ppt) à la réunion du 14 juin 2013

Enjeux amphibiens entre Besançon et Ognon – Construction de passages à petite faune sous la RD14

CG Doubs

   

Réalisation d'un crapauduc du Gaumont

CC Val de Moselle 
et INGEDIA

   

Traversée de batraciens - Combe de Savoie (Détrier) et Maurienne (Aiguebelle)

CG Savoie

   

Restauration des espaces naturels à la pointe orientale du site protégé de la Pointe des Châteaux (Guadeloupe)

Ville de Saint-François

   

Rétablissement de trois continuités écologiques en faveur des loutres et visons d'Europe en Charentes Maritime

CG Charente-Maritime

   

Rétablissement de la continuité biologique de la Rivière Blanche – Réhabilitation des gués de la Rivière Blanche

Syndicat intercommunal du Centre et du Sud de la Martinique

   

Ria d'Etel : aménagements en faveur de la reconquête du bassin versant par la loutre

DIR Ouest

   

Aménagement de passages pour les amphibiens, les reptiles et les petits mammifères, pour franchissement 
de routes départementales

CG Hautes-de-Seine

   

Création d'un corridor écologique en milieu urbanisé entre Strasbourg et Ostwald et amélioration du franchissement de l'obstacle que constitue la rue d'Ostwald

Communauté urbaine de Strasbourg

   

Rétablissement de la connexion d'un corridor entre les Monts du Lyonnais et le massif du Pilat

Agglomération de Saint-Etienne

   

Reconversion d'un passage supérieur en passage à faune sur la RN184 (Val d'Oise)

DIR Ile de France

   

Réalisation d’un dispositif expérimental et innovant de franchissement routier sur la RN 113 pour les chiroptères sur l’entité écologique Camargue – Crau – Alpilles

GCP

   

TRANS-FER pour TRANSparence FERerroviaire : « Analyse de la transparence écologique des infrastructures ferroviaires et préconisations »

RFF

   

Télécharger l'ensemble de fiches de présentation des projets 

Rétablissement de la connexion d’un corridor écologique entre les Monts du Lyonnais et le Massif du Pilat, deux zones à forte valeur de biodiversité identifiées cœurs de nature à l’échelle régionale.

Connectivité à rétablir au niveau de deux affluents du Gier : le Bozançon (Monts du Lyonnais) et le Grand Malval (Massif du Pilat) dans un secteur très anthropisé (infrastructures routières et ferroviaires et ouvrages d'art)

 

Communauté d'agglomération, St-Étienne Métropole
Les communes de St Joseph, Châteauneuf (dans St-Étienne Métropole)
et St Maurice sur Dargoire (hors St-Etienne Métropole)

 

Porteur principal :Communauté d'agglomération, Saint-Etienne Métropole,
associée à des partenaires représentés par ces personnes ressources : FRAPNA, André Ulmer ; CREN, Fabien Billaud, Ludovic Bouquier ; Conseil Général 42, Gilles Charvin, Fabrice Frappa ; DIR centre est, Fabrice Briet, Christian Noullet ; DDT42, Laurence Roch et Christine Fournel ; PNR Pilat, Catherine Béal ; SNCF, Yannick Maillon ; Saint-Etienne Métropole contrat de rivières, Fabienne Dallard.

 

Contacts : Coordinateur/déposant : Dominique Crozet, vice-président en charge du développement durable (dont la biodiversité) et Cécilia Renauld Malherbe, chargée de mission développement durable, qualité de vie et biodiversité, référente thématique mobilité du Plan Climat, Direction du développement durable mutualisée, Ville et Agglomération de Saint-Etienne : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Description du projet

Le projet souhaite améliorer les franchissements de la faune terrestre (trame verte) sur des ouvrages anciens existants, appartenant à l'État et au Conseil Général de la Loire et le long des cours d'eau (trame bleue).

Les principaux enjeux du secteur sont :

  • le franchissement des infrastructures de la vallée du Gier : voie ferrée, A47, D488 (plusieurs passages inférieurs sous ouvrage de faune identifiés, points de conflits) ;
  • les continuités hydrographiques (seuils) ;
  • la conservation de la ripisylve sur les berges ;
  • les espèces patrimoniales dans les secteurs amont –vallées du Bosançon et du Grand Malval (salamandre, tritons, écrevisse à pattes blanches, genette, grand duc…) ;
  • la conservation des zones humides ;
  • l’approfondissement de connaissance sur les espèces (espèces davantage connues au Nord du Gier) ;
  • les espaces d’aménité.

Constats/enjeux

L’histoire industrielle et minière autour de la vallée du Gier associé à une configuration géographique particulière a favorisé l’urbanisation du bassin stéphanois structuré par la création de la principale pénétrante depuis la vallée du Rhône vers le Massif Central (axe A47-RN88).

Surplombée par les monts du Lyonnais au nord et le parc naturel régional du Pilat au sud, réservoirs de biodiversité, la vallée du Gier présente donc une morphologie très particulière avec un territoire découpé en étroites lanières longitudinales prises entre les réseaux.

Cette configuration, associée à un fort obstacle relatif aux deux grands réseaux que sont l'autoroute A47 et la voie ferrée, a conduit notre collectivité territoriale, traversée par cette vallée, à se préoccuper depuis plusieurs années déjà et avant les travaux du Grenelle de l'environnement sur la problématique des trames vertes et bleues.

Pour mettre en œuvre ce programme d’actions, par délibération du Bureau communautaire le 20 janvier 2011, Saint-Etienne Métropole pourra mobiliser les financements de la Région Rhône-Alpes, dans le cadre du Contrat de territoire corridors biologiques (CTCB) de Rhône-Alpes et de Fonds européens : FEDER (Massif central) et du FEADER(Rhône-Alpes).

Dans le cadre de la Directive Territoriale d’Aménagement de l’aire métropolitaine lyonnaise, le SCOT Sud-Loire, approuvé en 2010, a identifié, grâce à l’étude «Infrastructures vertes et bleues», quatre «liaisons vertes» sur le territoire de Saint-Etienne Métropole dont celui-ci;secteur choisi pour répondre à cet appel à projet, car dernière coupure verte au sein de la conurbation Lyon-St Etienne.

Objectifs du projet

Le projet a pour ambition de rétablir une continuité écologique pour différents types d'espèces. Il vise alors le rétablissement de la continuité de la trame bleue en améliorant ce tronçon de rivière pour faciliter en particulier les échanges entre espèces aquatiques. La continuité trame verte sera également assurée par une re-végétalisation adaptée pour assurer le déplacement de la faune terrestre (mammifère, amphibien) et des invertébrés normalement typique des cours d'eau et de la forêt rivulaire (libellule, papillon).D'autres espèces pourront emprunter cette continuité rétablit comme les chiroptères par exemple.

Afin de favoriser le franchissement de ses obstacles par les espèces, il et proposé de réaliser les aménagements suivants :

 

Améliorations des ouvrages

 

  • Gratter le radier sur une couche superficielle sous les ponts pour recréer un semblant lit de rivière (en collaboration avec le conseil général de la Loire et l’État).
  • Enlever le goudron, remettre de la terre sur certains secteurs très aménagés.
  • Déconstruire la passerelle pour re profiler le seuil et le rendre franchissable (passage à gué non utilisé).
  • Interdire la circulation des véhicules sur les différents accès sauf les véhicules nécessaires à l'entretien, le suivi et la sécurité des ouvrages supportant la RD 488 et de l'A 47 (passages ponctuels).
  • Végétalisation avec des espèces locales des ouvrages

 

Aménagements des secteurs naturels

 

  • Re-naturer le cours d’eau entre les deux ponts en luttant contre la renouée du Japon omniprésente pour permettre la réinstallation d’une ripisylve typique de bord de cours d’eau et des espèces associées : arrachage manuel (4 fois par an) pendant plusieurs années ou par arrachage mécanique et tamisage et en re-talutant les berges et restaurer le cours d ‘eau par la mise en place de techniques végétales.
  • Réaliser une descente en pente très douce, à la confluence en rive gauche du Gier, prévoir un décaissage de la berge avec son maintien en accord avec la législation et les partenaires (faune terrestre). Et rendre franchissable la chute située au niveau de la confluence avec le Gier pour assurer la libre circulation du poisson entre le Gier et l’affluent.
  • Aménager le fond du lit au niveau des radiers sous les ponts pour recréer un lit : créer un lit d’étiage, mettre en place des épis pour casser la lame d’eau et permettre les dépôts de matériaux éventuels, créer des caches, des abris…(espèces aquatiques et piscicoles).
  • Chenalisation de la faune terrestre des deux côtés de la voie ferrée (1 500 m environ de grillages à poser) à définir avec la SNCF et RFF.

 

À terme, il est envisagé de réaliser une valorisation de cette continuité écologique en chemin pédestre pour un usage récréatif fréquenté par les riverains et la population.

Résultats attendus

Cette réalisation aura pour but principal de favoriser la faune terrestre, même si les travaux sur le Bozançon pourront faciliter des déplacements de faune aquatique. Une circulation diffuse mais réduite existe cependant il est nécessaire de re-créer les conditions pour que le vivant puisse à nouveau s'approprier des lieux fortement anthropisés. Les espèces visées seront principalement le chevreuil, renard, blaireau… Si ces espèces peuvent emprunter le corridor rétabli, d’autres de taille plus petite pourront le fréquenter (mustélidés, rongeurs…).

À noter que les maîtres d’ouvrage seront définis suite à l’étude préalable au lancement des travaux et au regard de la répartition des compétences des gestionnaires des ouvrages concernés.

Partenaires associés

La particularité de ce dossier est l'adhésion des parties prenantes au projet. Déjà mobilisés dans le cadre du Contrat de Territoire Corridors Biologiques, ces partenaires ont manifesté leurs intérêts pour engager des travaux dans ce secteur à enjeux.

Ils sont multiples et représentent les différentes problématiques de ce secteur : collectivités locales (EPCI et communes concernées, PNR du Pilat) aménageurs d'espaces et en charge des politiques thématiques, gestionnaires d'infrastructures (Conseil Général 42, Dir centre est, SNCF), associations naturalistes (CREN, Conservatoire Régional des Espaces Naturels et FRAPNA).

TRANS-FER pour TRANSparence FERerroviaire : « Analyse de la transparence écologique des infrastructures ferroviaires et préconisations ».

Nord-est de la France

Porteur principal : Réseau Ferré de France

Contact : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ; tél : 01 53 94 34 21

Télécharger le rapport final 

 

Description du projet

La méthodologie retenue consiste à analyser 4 tronçons ferroviaires d’une vingtaine de km de long chacun : 2 sur LGV totalement clôturées et 2 sur voies ferrées classiques non clôturées). Les sites retenus sont situés dans l’Est de la France et ont été choisi pour traverser une proportion importante de milieux forestiers et de milieux agricoles en mosaïque.

Pour chaque site, il s’agit d’évaluer la transparence des infrastructures pour 5/6 groupes taxonomiques complémentaires présentant des modalités de dispersion différentes : les « grands » mammifères terrestres, les petits mammifères terrestres, les chiroptères, les amphibiens, 2 groupes d’insectes.

Pour ce faire un échantillonnage sera engagé afin d’évaluer les traversées en section ferroviaire courante (c'est-à-dire au dessus des rails, hors ouvrages de franchissement) et dans différentes catégories d’ouvrages (passages supérieurs et inférieurs : passages faune, rétablissements de chemins agricoles et petites routes, ouvrages hydrauliques…) pour les différents groupes taxonomiques mentionnés.

Les méthodes mises en œuvre feront appel à différentes techniques classiques de capture ou de relevés d’indices : utilisation de pièges photographiques (grands mammifères) et utilisation d’enregistreurs d’ultrasons pour les chiroptères. Pour plusieurs groupes, il est prévu de faire appel aux techniques de génétique du paysage.

Constats/enjeux

Réseau Ferré de France (RFF) est un des principaux gestionnaires d’infrastructures de transport en France et en Europe. Il a notamment en charge la gestion des 30 000 km de voies ferrées nationales et assure le développement du réseau dans le cadre notamment du plan de modernisation engagé sur la période 2008-2013.

Dans le contexte du Grenelle et de la mise en œuvre de la Trame Verte et Bleue (TVB), les infrastructures de transports terrestres sont identifiées comme les principales causes de la fragmentation des continuités écologiques. Des ouvrages spécifiques pour assurer le passage de la faune sont construits depuis une trentaine d’années. Le suivi de leur efficacité est réalisé à travers les bilans environnementaux mais les protocoles ne sont pas normés et sont axés pour l’essentiel sur les grands mammifères, les carnivores et sur les batraciens. Outre les rétablissements réalisés sur les lignes nouvelles, on assiste à une demande croissante de rétablir les continuités écologiques sur le réseau existant alors même que nous n’avons qu’une connaissance modeste de la transparence des infrastructures et de l’efficacité globale des ouvrages dédiés.

Dans ce contexte, RFF souhaite engager dans le cadre de l’appel à projet lancé par le MEDDTL, une expertise sur la transparence multi-groupes taxonomiques de ses infrastructures, évaluer le rôle précis des divers ouvrages de franchissement existant sur son réseau et définir un premier catalogue de mesures de restauration des continuités écologiques et de leurs abords.

Objectifs du projet (par rapport au milieu ou à l’infrastructure) :

Les objectifs principaux sont les suivants :

  • élaborer un protocole standardisé relativement rapide et peu coûteux d’évaluation de la transparence des infrastructures linéaires pour différents groupes taxonomiques en simultané ;
  • évaluer le rôle précis des divers ouvrages de rétablissement (passages supérieurs et inférieurs de types variés : passages faune, rétablissements de chemins agricoles et petites routes, ouvrages hydrauliques…), dans différentes situations techniques (4 tronçons tests d’une vingtaine de km : 2 LGV totalement clôturées et 2 voies ferrées « ordinaires » non clôturées…) pour différents groupes taxonomiques ;
  • réaliser une analyse de la trame écologique des 4 tronçons précédents en vu de déterminer les continuités écologiques potentielles ;
  • définir un premier catalogue de mesures de restauration des continuités écologiques et de leurs abords (typologie et caractéristiques techniques des ouvrages de franchissement pour un fonctionnement optimal…).

Type d'infrastructure : Ferroviaire (LGV et lignes classiques).

Résultats attendus

Les principaux caractères innovants du programme sont :

  • l’évaluation normalisée et multi-groupe-taxonomique des passages faune existant sur les infrastructures de transport ;
  • l’évaluation de la transparence écologique globale des infrastructures ferroviaires par tronçon et non par ouvrage isolé.

Il s’agit d’un programme à caractère appliqué visant des retombées très concrètes en matière d’évaluation des ouvrages et de définition des mesures de restauration.

Partenaires associés

Pour répondre à ces objectifs, RFF a souhaité s’entourer d’une équipe scientifique (Service du Patrimoine Naturel du Muséum national d’Histoire naturelle) et technique (CETE de l’Est et bureau d’étude Ecosphère) afin de garantir à la fois la rigueur de l’analyse scientifique et l’opérationnalité des analyses et propositions de mesures.

CANAL

Le Canal Seine Nord Europe, Transports fluviaux, Plates-formes Multimodales, Paysages de Haute Somme

Responsable scientifique

Fabrice Raffin

UPJV Université de Picardie Amiens

fbraffin[@]gmail.com

Mots-clé

Structure paysagère, canal et continuité territoriale

Résumé

Le projet vise à l’analyse d’une structure « paysagère » qui comprend des éléments matériels (les éléments du paysage) mais aussi une « société », diverse dans sa composition et un « système de gouvernance ». Il s’inscrit dans cette configuration complexe, un territoire, qui fait interagir le milieu et les paysages, les groupes composant la société locale et les règles de gestion territoriale.

Trois éléments caractérisent de Canal Seine Nord Europe :

- Sa mobilisation d’un mode de transports doux sur une vaste échelle d’aménagement : la navigation de fret mais aussi de plaisance.

- Le choix de ne pas privilégier une problématique simplement économique, touristique, ou de transports aux dépends d’enjeux locaux et de proximité avec la population, mais la volonté de penser simultanément ces différents aspects et d’autres : articulation et transversalité des problématiques endogènes et exogènes au territoire.

- La re-co-construction d’une continuité territoriale sur une vaste échelle autour d’un canal fondée sur la mobilisation d’éléments naturels, historiques, patrimoniaux, matériels et immatériels : de la mobilisation de la biodiversité et de l’histoire Paysage l’agriculture et de la Vallée de la Somme), à un « StoryTelling » du paysage.